Vos élus CFDT vous font partager le communiqué de la CFDT fait lors du dernier comité stratégique de la Filière Ferroviaire du 30 Mars 2016 à Paris

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Les craintes de la CFDT face à la Cession d’Alstom à General Electric



L’Assemblée Nationale reçoit la CFDT le 17 mars 2015

Nos représentants seront Thierry MULLER (Transport Belfort) et Laurent DESGEORGE (Power Massy).

 

Préambule

Les directions d’Alstom et de GE ainsi qu’Emmanuel Macron Ministre de l’économie ont déjà été reçus par la commission économique de l’Assemblée Nationale mercredi 11 mars. L’ensemble des Organisations Syndicales seront reçues le 17 mars à 17 h retransmis sur le site : http://videos.assemblee-nationale.fr/

Aujourd’hui encore, GE et Alstom parlent d’Alliance avec de vraies synergies sur leurs activités de l’Energie et donc, pour eux, tout va bien.

Ne soyons pas dupes ! La CFDT considère que ce projet n’est pas une alliance, c’est purement un Achat. GE s’empare à 100% de toutes les activités Energie d’AlstomCela va être le deal du Siècle pour le Monde de l’Energie !

Ce projet réaliséla France n’aura plus la parole hormis un droit de regard sur les Turbines Nucléaires. C’est bien maigre pour un fleuron qui a plus de 100 ans d’existence.

 

Voici les questions que la CFDT portera devant la commission économique de l’Assemblée Nationale.

 

Question 1 : Avenir d’ALSTOM Transport

Contrairement aux discours de la Direction, l’avenir d’Alstom réduit à son périmètre Transport n’est pas assuré :

• absence de commande récente pour alimenter les établissements français,
• faible taille critique par rapport aux concurrents,
• plus de possibilité de rééquilibrer les comptes avec l’activité Power,
• absence totale de trésorerie pour faire face à une réorganisation et passer le creux de charge,
• risque réel d’OPA sur Alstom Transport.

Depuis plusieurs mois, les salariés d’Alstom Transport sont dans l’incertitude sur le projet d’arrêt des activitésFabrication des motrices TGV sur Belfort (400 pers.).

 

Que prévoit l’Etat pour soutenir et pérenniser le matériel roulant (voyageur et fret) surle marché français ainsi que sur les marchés européen et international ?

Il s’agit à court et moyen termes, d’éviter des licenciements en cascade et la perte supplémentaire d’un fleuron industriel français.

 

Question 2 : Avenir de l’activité nucléaire française

Toutes les centrales nucléaires françaises sont construites autour de la turbine Arabelle  dont Alstom assure lafourniture, la maintenance et  la réfection.

 

Toutes les offres d’Areva, acteur principal sur le marché mondial du nucléaire,  sont basées sur la turbine Arabelle d’Alstom.

 

De plus, nous attirons l’attention des députés qu’il existe des activités nucléaires d’Alstom dans le monde (Chine, Inde,…). Ces activités, à ce jour, ne rejoignent pas le périmètre de la future co-entreprise (GEAST) sur laquelle l’Etat est censé avoir un droit de contrôle.

 

Que prévoit l’Etat pour conserver l’indépendance énergétique de la France et pour pérenniser les activités et compétences du nucléaire français mondialement reconnues?

 

Quel sera le périmètre exact de l’activité nucléaire supposée être globalisée dans  la future co-entreprise Nucléaire Monde et Steam France ?

 

 

Question 3 : Impact social en France de la cession à GE

A terme, GE a des objectifs financiers ambitieux qui vont impacter sur l’emploi, d’autant que GE n’a pas pris le temps nécessaire pour analyser cet achat de façon détaillée.

 

Généralement, dans le cadre de fusions comparables, il faut s’attendre à la suppression de 40 % des fonctions Support sur 5 ou 6 ans. Vont être touchées de plein fouet les entités entièrement dédiés à ces fonctions : Management (550 pers.), IS&T (l’Informatique350 pers.), ainsi que toutes les fonctions transverses des entités opérationnelles : Finance, Offres, Achats, RH, …

 

Aujourd’hui, l’ensemble des représentants du personnel (IRP) de chaque entreprise d’Alstom se bat pour avoir des informations sur l’intégration de leur activité dans les Business de GE. Les directions d’Alstom et de GE mettent tout en œuvre pour entraver et ralentir les expertises en cours, accès tardifs aux données de concentration, analyse impossible vue les conditions imposées (Pas de prise de notes, pas d’impression, PDFinexploitable, consultation sur écran minuscule,…). 

 

Le compromis obtenu par l’engagement de création de 1000 emplois ne sera certainement pas suffisant pour compenser l’ensemble des suppressions de postes sur le 6 prochaines années.

 

Les risques sociaux ont-ils été correctement évalués en particulier pour les salariés des fonctions supports ?

 

 

 

Question 4 : Risques de délocalisation hors du territoire français

Le compromis obtenu avec GE sur l’interdiction de délocalisation sous peine d’amende sera-t-il respecté et que deviendra-t-il au bout des 3 ans ?

 

Les transferts de compétences et des connaissances d’ingénierie et de fabrication dans les pays  « low cost » déjà entamés par Alstom risquent de s’accélérer brutalement sous gouvernance GE.

 

Encore une fois, nous n’avons aucune information sur l’intégration des activés d’ingénierie et de fabrication, ni de l’avenir de nos produits, et nous avons des craintes sur l’éclatement de l’organisation et la disparition des interfaces indispensables à nos activités d’ensemblier.

 

Les risques de délocalisation hors de France ont-ils été correctement évalués ainsi que les risques de perte de la richesse produite en France (PIB – PNB) ?

Les risques d’éclatement de certaines activités, dont l’organisation est discutée en secret, ont-ils été correctement évalués ? Combien de temps devrons-nous attendre pour discuter de notre intégration ?

 

 

 

Question 5 : Engagement de l’Etat Français 

L’intervention de l’Etat a eu pour résultat la mise en place de 3 co-entreprises (RenewableGrid, Nucléaire/ Steam). Il s’agit là d’une phase transitoire pour se donner le temps d’une recomposition du mécano-industriel français. C’est une situation dangereuse.

 

L’Etat, qui a prévu de prendre 20% des actions Alstom, doit se donner des moyens de contrôle et la CFDT demande que les représentants du personnel soient impliqués dans la gouvernance des 3 co-entreprises.

 

La CFDT déplore que la gouvernance des activités « Coal Power » incluant la co-entreprise Nucléaire soit localisé en Suisse. S’agit-il encore de raison fiscale ?

 

Quand et comment l’Etat Français va-t-il réaliser l’achat de 20% des actions d’Alstom?

Quelles sont les accords pris par l’Etat Français et GE sur l’avenir de ces 3 co-entreprises ?

 

En cas d’échec de la cession, l’Etat Français envisage-t-il de prendre un réel contrôle pour empêcher le démantèlement du Groupe Alstom ?

 

 

 

Conclusion

 

Dès le début de ce projet de cession d’Alstom à GE, la CFDT défendu une solution conservant  l’intégrité du Groupe Alstom en demandant que l’Etat Français s’implique dans le cadre de la transition énergétiqueCette solution n’a pas été retenue et tous les jours, ici et là, on peut voir des interventions d’hommes politiques et d’industriels français qui rejettent ce projet.

 

La CFDT considère la Direction d’Alstom comme responsable de la situation désastreuse actuelle qui ne laisse d’autre choix que cette vente à GE. Nous portons ici un jugement résolument négatif sur la gouvernance et les dirigeants d’Alstom qui, de plus, partiront avec un bonus injustifiable et dont certains sont reconduits dans la nouvelle organisation de GE.

 

La faillite de M.KRON est bien récompensée, 4 M€ supplémentaire et 300 000€ pour chacun des membres du cercle fermé du conseil d’administration au prétexte de surcharge de travail due à la cession. On croit rêver !

 

Aujourd’hui, la situation actuelle étant ce qu’elle est, l’avenir de milliers de salariés et de leurs compétences, passent par la réussite de cette cession. 

 

La CFDT assume ses responsabilités et demande à l’Etat et à GE de relever ce défi.

Les enjeux et les craintes pour chaque activité d’Alstom suite à la prochaine séparation

Transport

Le secteur Transport va rester Alstom, l’avenir de transport dépend de la rétribution que feront les actionnaires à cette filiale. La situation de Transport est difficile en France et en Europe, avec une restriction des investissements (TGV, Régions, Grand Paris).

Comment la direction de Transport va transformer l’apport de capital pour aller de l’avant ? Et s’adapter à sa nouvelle taille critique ?

Quid de la JV Russe ?

Nucléaire

Le processus de cession étant très long, les salariés sont inquiets et ne peuvent se projeter dans le futur en termes de localisation géographique, évolution de leur carrière et position de leur poste au sein de la nouvelle organisation sous GE, le maintien de leurs accords et avantages. Cette situation dégrade nos conditions de travail et entraine un départ de certaines de nos compétences et savoir-faire.

Que met en place la direction d’Alstom pour pérenniser ces compétences et savoir-faire et ainsi maintenir notre position de leader dans ce business afin de faire face au projet Nucléaire futur dont Hinkley Point fait partie ?

Certaines lignes de produit interviennent sur du Nucléaire mais aussi sur des centrales gaz ou Steam ; ces activités continueront-elles ?

Comment la Direction envisage-t-elle sa relation avec EDF dans les nouveaux projets ? Un contact entre GE et EDF sera-t-il pris pour les relations futures ?

Quel est notre devenir si la vente ne se fait pas ?

Aujourd’hui, un seul projet HPC à l’horizon, les offres sont au ralenti. Comptons-nous sur GE pour apporter des contrats ou opportunités et ainsi maintenir l’activité Nucléaire en France ?

La direction communique-t-elle vers GE en restant loyale et équitable envers tous les business et lignes de produits?

Thermal Plant

GE dit et écrit qu’il est très intéressé par l’activité d’usine clé en main (EPC), c’est le cœur de nos expertises et qui n’existe pas chez GE y compris dans le gaz et cycles combinés.

Alors tous va bien ?, pas si vite GE est-il bien conscient que c’est une activité plus complexe, avec plus d’interfaces et moins génératrice de cash rapide que ne le sont les activités Produits ou Services bien connus de GE ?

Quid des articulations et partages de scope entre Les ingénieries françaises et Asie ? L’organisation actuelle n’est déjà pas très claire ! Sommes-nous toujours en régions indépendantes ou bien sur un mode de management Global ? Il faudra bien que GE clarifie ce qu’Alstom n’est pas arrivé à faire.

Cette co-entreprise dans laquelle Steam Plant se retrouve sera-t-elle au cœur du dispositif ou une coquille vide ?

Comment GE va déployer ses réorganisations Géographiques, Business et Fonctions ? Toutes ces questions ont déjà été posées par vos élus, Marc Huctchinson en Forum Européen les a entendu, les réponses données ne sont certes pas des engagements mais l’écoute est certaine.

C’est aussi de l’intérêt de GE de maintenir et valoriser l’activité de Steam Plant, c’est de notre responsabilité à nous de faire en sorte que GE prenne bien conscience que cet intérêt passe aussi par celui des salariés.

Manufacturing Belfort

Effectif au 30 juin 2014 : 513 (308 Ouvriers, 122 Atam, 83 Ingénieurs et cadres.

Etablissement leader dans la fabrication des alternateurs et turbines de fortes puissances pour les centrales nucléaires (EPR de Flamanville….)

GPEC mal appliquée, départs de compétences non remplacés, appel à l’intérim (30 actuellement) et au réseau interne (Roumains, Anglais…) pour répondre à la charge.

Inquiétudes de la CFDT :

–   Sur le devenir de l’activité Nucléaire à long terme dans la mesure où Général Electric n’est pas spécialement intéressé par le nucléaire et par le droit de veto et de contrôle que veut avoir le gouvernement français.

–   Sur le choix que fera Général Electric concernant l’usine de Chattanooga aux Etats Unis mise en cocon par Alstom et qui est équipée pour fabriquer des Turbines à Vapeur identiques à ceux de Belfort.

–   Sur le devenir de fabrication des Aimants (ex-MSA). Activité rattachée aujourd’hui à l’entité STTG. Cette activité sera-t-elle conservée par General Electric (30 à 50 salariés concernés) et si oui, sous quelle entité ? (Power ou secteur médical de GE ?)

Manufacturing fabrique aussi les alternateurs Topak destiné notamment aux turbines du même type que celles fabriquées par GE à Belfort. GE fera t’il le choix de les utiliser pour ces propres turbines?

Boilers Massy (A.B.F)

B A.B.F. est reconnu comme centre de compétence ‘Lit Fluidisé Circulant ‘, un acquis pour lequel la lutte est quotidienne. Le L.F.C. est un produit en demande croissante sur le marché mondial mais il nécessite encore de gros moyens de développement pour améliorer sa compétitivité et l’emmener vers les plus grandes puissances.

Les autres entités Boilers sont plus particulièrement spécialisées en chaudières ‘Tour’ et 2 Passes’ sur un marché stagnant sachant toutefois qu’une nouvelle capacité L.F.C. est en cours de déploiement en Inde.

Considérant que A.B.F. n’a pas encore atteint sa taille critique, de nombreuses questions se posent :

–   Quelle sera la stratégie future de G.E. concernant les chaudières et plus particulièrement le L.F.C. ?

–   Quels moyens seront accordés à Massy quant à son développement et ses besoins en R&D ?

–   Quelles garanties pour A.B.F. de ne pas se faire confisquer son marché par les autres entités et de rester centre de compétence L.F.C. ?

Il n’y aura certainement pas de grands bouleversements à court terme (2 ans) mais les choix stratégiques de G.E. seront fondamentaux quant à notre futur. Il faut donc que tous ensemble nous soyons vigilants, la C.F.D.T. continuant de s’engager à vos côtés pour assurer l’avenir d’A.B.F.

Renewable – Hydro

Sur les 28 questions constituant la lettre de mission à l’expert SECAFI aucune assurance ne nous a été donnée !

Voici les inquiétudes principales HYDRO (qui n’ont pas d’équivalence chez G.E.) :

–   Quelle Vision pour l’avenir d’Hydro (investissements, réorganisation …)

–   Politique «produit» ou «Affaire d’ensemble» qui constitue une des forces d’Hydro France ?

–   Quel avenir avec G.E.de l’activité BOP «Balance Of Plant» déjà bien laissée pour compte par la Direction d’Alstom?

–   Retour envisagé pour Hydro France suite à l’engagement de G.E. de créer des emplois en France.

–   Devenir de l’Hydrolienne (personnel de Nantes).

–   Inquiétude à court terme (3 ans) sur nos brevets (société gérante ART).

–   Rattachement des entités Hydro hors France (Barcelone, Tianjin, Taubate, Baroda …) et des centres de technologie hors Grenoble ?

–   Pérennité des établissements.

–   Localisation siège Hydro et/ou Renewable.

–   Services partagés – outils dédiés à Hydro France ?

Grid

Point de vue industriel :

Dans le contexte d’une conjoncture européenne qui demeure atone et sans visibilité de reprise et d’une surcapacité mondiale avec une concurrence qui s’élargie, quid du devenir du fonctionnement en région? Est-ce que la stratégie de GE ne sera pas plutôt « Produits » en privilégiant certains établissements ?  Et face à ces  enjeux de charge, quid des unités de production européennes ?

Point de vue activités Alstom Grid par rapport à GE Digital Energy :

Alstom Grid et GE Digital Energy ont de fortes positions sur les activités Automation (NMS et SAS). GE Digital Energy est peu présent sur le segment Produits, absent sur le HVDC et dispose d’un réseau solution & service plus limité. GE  est fortement centré sur le marché Nord-Américain, et a une présence limitée en Europe.

Point de vue financier :

Les moyens financiers  seront-ils à hauteur nécessaire pour poursuivre le développement  (Investissements, R&D)  en particulier les activités SuperGrid et Automation ?
Les objectifs de profitabilité qui seront fixés à Grid pourraient bousculer le modèle actuel et avoir des impacts au  niveau social avec des réorganisations industrielles si les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous. GE a déjà annoncé des synergies de coûts (mutualisation des fonctions supports, de la R&D) qui pourraient avoir un impact au niveau de Grid en fonction des choix effectués par GE.

En synthèse :

Le processus d’intégration n’en étant qu’à son commencement, et GE n’ayant pas encore communiqué précisément sur sa stratégie, il faut rester prudent sur l’avenir des sites actuels et les risques sociaux.
Le chevauchement des solutions apparait essentiellement au niveau des activités de NMS et SAS avec la question de la répartition des produits GE ou Alstom par région ou par type de produit.
Le sujet de la JV de GE avec XD (constructeur chinois HT pour la distribution des produits GE en Chine) et la stratégie sur le marché chinois restent à clarifier.

Power Service

Les activités de la ligne d’arbre (Turboalternateur) sont très peu concurrencées par les activités de GE. Le rachat par GE, qui double la base installée, peut même être l’occasion d’un déploiement d’activité si la stratégie se positionne également en OOEM (Other Original Equipment Manufacturer).

Il n’en est pas de même pour les autres activités de Power Service.

L’activité Service Gaz est assez réduite mais suffisante pour la vie de cette petite unité, Elle resterait limitée aux turbines gaz Alstom.

L’activité chaudière (Boiler Service) est clairement sur la sellette : elle va se trouver réduite en France, après les chantiers Q600. Il est aussi possible qu’elle soit transférée au sein de l’entité Boiler. Boiler Service conserverait l’activité de réhabilitation des gros échangeurs des centrales nucléaires. Son avenir à moyen terme reste incertain, tant le marché est concurrentiel.

Les autres activités (BOP-E, Instrumentation, Water) ne semblent pas stratégiques pour GE. Leur avenir est donc dépendant des choix de GE et de la capacité d’APS à maintenir ses parts de marché dans ces domaines.

La direction de Service demeurera-t-elle à Baden ?

Quelle sera la stratégie de GE pour les activités de service pour les chaudières ?

PAC

Pour Power Automation & Controls, déjà fragilisé par le manque de compétitivité du DCS et certains gros projets en difficultés, le challenge va être de trouver un nouveau souffle avec GE.

Comment faire reconnaitre nos compétences au sein de l’activité EPC (Centrale clé en main), alors que le management démoralise les principaux rouages de ce système complexe. Moral à zéro pour une R&D sans programme, une ingénierie DCS sans projet dès le début de 2015, une grève de 6 semaines à Customers Support, département sur lequel repose une grande partie du Chiffre d’affaire de PAC. Les questions et donc les inquiétudes sont nombreuses chez PAC et les conséquences pour les salariés risquent de se faire sentir bien avant le « Signing ou le Closing ». L’annonce de la vente à GE n’a fait que retarder une réorganisation qui était dans le tuyau.

Services Centraux

Alstom Management :

–   Supports centraux Corporate et tous secteurs (y compris Transport) 325 salariés détachés ALSTOM Holdings.

–   Services partagés tous secteurs 216 salariés détachés ALSTOM Support France

Dont 116 affectées aux RH partagés (paie, formation, administration du personnel, recrutement, relations écoles) avec conventions de service avec les secteurs (dont 53 personnes pour Transport)

Les IRP demandent un engagement de la Direction avant la fin 2014 sur les points suivants :

–   Possibilité de départs volontaires selon un mode à définir.

–   Signature d’un accord interne concernant les mesures de cessation progressive d’activité.

–   Communication de la Direction donnant une visibilité des futures organisations.

–   Négociation sur le surcroît de travail des salariés affectés au closing.

IS&T

Les salariés d’Alstom IS&T SAS sont répartis sur 17 sites en France sur tous les Business (Power, Transport, Corporate, Grid).

La société Alstom IS&T SAS faisant partie des fonctions supports sera transférée chez GE.

Cela génère plusieurs questions :

–   Comment Transport va-t-il constituer son informatique ? Avec quels moyens humains ?

–   Que vont devenir les salariés basés sur les sites Transport ? Seront-ils repris par Transport ou deviendront-ils des salariés GE localisés sur des sites Alstom ? Dans ce cas, avec quel avenir ?

–   Comment GE intégrera IS&T SAS dans l’informatique de GE et avec quelles conséquences sur les salariés ?

Dans tous les cas, cette opération aura de gros impacts sur Alstom IS&T SAS et sur ses salariés. Ceux-ci sont dans l’incertitude la plus complète et très inquiets sur leur avenir.

GFS (Service Finance globale)

BELFORT : 44 CDI / 5 apprentis / 3 intérimaires sous-traitant. LEVALLOIS : 21  CDI / 4 intérim / 1 contrat pro: 2 LTA

Crainte de la disparition pure et simple de la compta Levallois si volonté de GE d’effectivement regrouper sur Belfort

Actuellement GFS fait partie de l’établissement ‘’Steam’’, quelle organisation demain pour la Finance chez GE sachant que la tendance est d’externaliser une partie des services financiers hors France (Hongrie notamment)

Aujourd’hui GFS a en charge la compta de Power Systems, Power Services, Hydro, Boilers, GRID, Wind …mais pas Alstom Transport.

Points forts : process communs, harmonisation, réactivité, une même tâche effectuée au même endroit …

Mais demain qui fera quoi, et pour qui ?  Quel équilibre entre GE et Alstom ?

Système d’information et Pérennité de SAP

Comment sera traité le problème des doublons (il ne faut pas se voiler la face)

Localisation géographique ?

Questionnements sur la mobilité ?

La vente d’Alstom à General Electric, Où en est‐on ?

La CFDT voulait une solution franco‐française !

La CFDT s’est battue pour une solution 100% française concernant les activités Energie d’Alstom (voir communiqué FGMM CFDT du 16 juin 2014).

Une solution 100% française était possible en gardant toute l’intégrité d’Alstom, il fallait la volonté de faire intervenir la Caisse des Dépôts et la Banque Publique d’Investissement avec ses 103 Milliards d’euros destinés aux programmes de transition énergétique et de développement durable.

La transition énergétique étant une priorité de l’Etat, le gouvernement aurait pu jouer une carte majeure et Alstom en aurait été le meilleur outil.

Dans la configuration retenue, l’Etat français sera bien présent sur le capital d’Alstom réduit à son activité Transport au travers du rachat de toute ou partie des actions détenues par Bouygues. Alstom et GE rentreront dans un processus de rachat par Alstom de l’activité Signalisation de GE afin de renforcer la désormais future unique activité d’Alstom.

Pour la partie Energie d’Alstom qui sera vendue à General Electric, Alstom prendra une participation financière sur trois nouvelles entreprises de gouvernance opérationnelle GE avec la répartition suivante:
• Grid : 50% d’actions Alstom, 50% d’actions GE
• Renewable :50% d’actions Alstom, 50% d’actions GE
• Global Nuclear & Steam France: 20% d’actions Alstom, 80% d’actions GE
• Autres Entités : 100% GE

Comprendre la vente à General Electric

• Toutes les activités Alstom Transport restent dans les entités légales (entreprises)
existantes du groupe Alstom.
• Toutes les activités Alstom Grid France et Monde (17000 salariés dont 4300 en
France) seront rattachées à la nouvelle entreprise Grid, qui sera complétée par les
activités Grid de GE (GE Digital : 2566 salariés).
• Toutes les activités Alstom Hydro France et Monde, Wind Off-Shore Monde,
Hydrolienne (TIDAL) seront rattachées à la nouvelle entreprise Renewable.
• Toutes les Activités Alstom Nucléaire France et Monde seront rattachées à la nouvelle
entreprise nommée Global Nuclear & Steam France.
• Toutes les Activités des entités juridiques françaises Alstom Power Services SA et
Alstom Power Systems SA seront rattachées à la nouvelle entreprise Global Nuclear
& Steam France (Business STEAM Plant France, Business PAC France, etc…).
• Toutes les autres activités Energie d’Alstom comme Boiler France, Wind On-Shore,
ainsi que toutes les activités de services centraux localisées ce jour chez Alstom
Management ou IS&T (Informatique) seront directement intégrées dans des entités
GE existantes et ne seront dans aucune des trois nouvelles entreprises avec
participation d’Alstom.